Mercure est la première planète du système solaire en partant
du
Soleil et la huitième en taille.
Elle est de type tellurique comme la
Terre, et doit son nom au dieu romain Mercure.
Elle ne possède aucun satellite naturel. Sa magnitude apparente
varie entre -0,4 et 5,5.
Sa « proche » distance au
Soleil la rend difficile à observer au télescope. Elle n'est
d'ailleurs observable qu'au lever et au coucher du
Soleil.
Mercure a été identifiée par des astronomes aux alentours du
troisième millénaire avant notre ère. Deux mille ans plus tard,
les Grecs la surnommaient Apollon lorsqu'elle se levait le matin
et Hermès quand elle se couchait. Cependant, les Grecs savaient
- grâce à Pythagore - qu'il s'agissait du même astre.
Par la suite, les Romains la baptisèrent Mercure, représentant
le dieu du voyage.
Le symbole astronomique de Mercure est un cercle posé sur une
croix et portant un demi-cercle en forme de cornes. C'est une représentation
du caducée du dieu Mercure (ou Hermès pour les Grecs).
Mercure est encore une planète mystérieuse puisque seulement
40-45% de sa surface est connue. Mariner 10 (1974-75) la survola
3 fois (en mars 1974, septembre 1974 et mars 1975). À chaque survol,
Mercure se trouvait sous le même éclairage solaire, c'est pourquoi
la planète n'a pu être totalement cartographiée par la sonde.
À un point de la surface de Mercure, un observateur verrait au
cours d'un jour mercurien le
Soleil se lever et monter jusqu'au zénith pour s'arrêter, puis
revenir en arrière et s'arrêter de nouveau avant de repartir dans
le sens « normal ». Ce phénomène s'explique par la variation de
la vitesse orbitale de Mercure.
Quatre jours avant le périhélie, la vitesse orbitale de Mercure
est égale à sa vitesse de rotation ; le mouvement du
Soleil semble s'arrêter. Puis au périhélie, la vitesse orbitale
de Mercure excède la vitesse de rotation et le
Soleil semble alors avoir un mouvement rétrograde. Quatre jours
après le périhélie, le
Soleil reprend un mouvement apparent normal.
Avant 1962, les astronomes pensaient que Mercure était synchronisée
avec le
Soleil par effet de marrée, présentant toujours la même face
au Soleil (la période de rotation étant égale à la période de révolution,
ou « un an égal un jour »). En 1965, des observations par radar
à effet Doppler ont permis de révéler que la période de rotation
de Mercure est en fait exactement égale aux 2/3 de sa révolution
autour du
Soleil (ce qu'on appelle une résonance 3:2). Pour garder une
telle période de rotation en étant aussi proche du
Soleil, Mercure dispose d'une orbite elliptique inclinée de
7°, ainsi qu'une forte excentricité. La raison pour laquelle les
astronomes pensaient que Mercure était synchronisé par effet de
marrée était qu'à chaque fois que Mercure était la mieux placée
pour être observée, elle se trouvait toujours sur le même point
de sa résonance orbitale 3:2, montrant ainsi la même face ; ce qui
serait aussi le cas si elle était totalement synchronisée avec le
Soleil.
En raison de sa résonance 3:2, bien qu'une journée sidérale (la
période de rotation) dure environ 58,7 jours terrestres, le jour
solaire (durée entre deux retours successifs du
Soleil au méridien local) dure 176 jours terrestres.
Mercure a une orbite très excentrique, son rayon variant de 46
à 70 Gm.
La lente précession de cette orbite autour du
Soleil ne pouvait pas être entièrement expliquée par la mécanique
newtonienne, et à une époque il était pensé qu'une autre planète
du nom de Vulcain - imaginée par Urbain Le Verrier, découvreur de
Neptune - ou qu'une ceinture d'astéroïdes
était présente à une distance plus proche du
Soleil pour expliquer ces perturbations (influant sur Mercure
grâce à son champs gravitationnel). C'est la théorie de la Relativité
Générale d'Albert Einstein qui, en 1916, leva le mystère du mouvement
de Mercure.
Des recherches ont révélé que l'excentricité de l'orbite de Mercure
variait chaotiquement de 0 (orbite circulaire) à une valeur très
importante de 0,45 sur plusieurs millions d'années. [Nature, 24
juin 2004] C'est ce qui pourrait expliquer la résonance 3:2 de Mercure
(plutôt que 1:1), car on s'attend plutôt à rencontrer cet état pendant
une période où l'orbite a une forte excentricité.
Présentation de la planète Mercure
Mercure est la première planète du système solaire en partant du Soleil et la huitième en taille.
Elle est de type tellurique comme la Terre, et doit son nom au dieu romain Mercure.
Elle ne possède aucun satellite naturel. Sa magnitude apparente varie entre -0,4 et 5,5.
Sa « proche » distance au Soleil la rend difficile à observer au télescope. Elle n'est d'ailleurs observable qu'au lever et au coucher du Soleil.
Mercure a été identifiée par des astronomes aux alentours du troisième millénaire avant notre ère. Deux mille ans plus tard, les Grecs la surnommaient Apollon lorsqu'elle se levait le matin et Hermès quand elle se couchait. Cependant, les Grecs savaient - grâce à Pythagore - qu'il s'agissait du même astre.
Par la suite, les Romains la baptisèrent Mercure, représentant le dieu du voyage.
Le symbole astronomique de Mercure est un cercle posé sur une croix et portant un demi-cercle en forme de cornes. C'est une représentation du caducée du dieu Mercure (ou Hermès pour les Grecs).
Mercure est encore une planète mystérieuse puisque seulement 40-45% de sa surface est connue. Mariner 10 (1974-75) la survola 3 fois (en mars 1974, septembre 1974 et mars 1975). À chaque survol, Mercure se trouvait sous le même éclairage solaire, c'est pourquoi la planète n'a pu être totalement cartographiée par la sonde.
La rotation de Mercure
À un point de la surface de Mercure, un observateur verrait au cours d'un jour mercurien le Soleil se lever et monter jusqu'au zénith pour s'arrêter, puis revenir en arrière et s'arrêter de nouveau avant de repartir dans le sens « normal ». Ce phénomène s'explique par la variation de la vitesse orbitale de Mercure.
Quatre jours avant le périhélie, la vitesse orbitale de Mercure est égale à sa vitesse de rotation ; le mouvement du Soleil semble s'arrêter. Puis au périhélie, la vitesse orbitale de Mercure excède la vitesse de rotation et le Soleil semble alors avoir un mouvement rétrograde. Quatre jours après le périhélie, le Soleil reprend un mouvement apparent normal.
Avant 1962, les astronomes pensaient que Mercure était synchronisée avec le Soleil par effet de marrée, présentant toujours la même face au Soleil (la période de rotation étant égale à la période de révolution, ou « un an égal un jour »). En 1965, des observations par radar à effet Doppler ont permis de révéler que la période de rotation de Mercure est en fait exactement égale aux 2/3 de sa révolution autour du Soleil (ce qu'on appelle une résonance 3:2). Pour garder une telle période de rotation en étant aussi proche du Soleil, Mercure dispose d'une orbite elliptique inclinée de 7°, ainsi qu'une forte excentricité. La raison pour laquelle les astronomes pensaient que Mercure était synchronisé par effet de marrée était qu'à chaque fois que Mercure était la mieux placée pour être observée, elle se trouvait toujours sur le même point de sa résonance orbitale 3:2, montrant ainsi la même face ; ce qui serait aussi le cas si elle était totalement synchronisée avec le Soleil.
Mercure tourne 59 fois moins vite que la Terre.
En raison de sa résonance 3:2, bien qu'une journée sidérale (la période de rotation) dure environ 58,7 jours terrestres, le jour solaire (durée entre deux retours successifs du Soleil au méridien local) dure 176 jours terrestres.
L'orbite de Mercure
Mercure a une orbite très excentrique, son rayon variant de 46 à 70 Gm.
La lente précession de cette orbite autour du Soleil ne pouvait pas être entièrement expliquée par la mécanique newtonienne, et à une époque il était pensé qu'une autre planète du nom de Vulcain - imaginée par Urbain Le Verrier, découvreur de Neptune - ou qu'une ceinture d'astéroïdes était présente à une distance plus proche du Soleil pour expliquer ces perturbations (influant sur Mercure grâce à son champs gravitationnel). C'est la théorie de la Relativité Générale d'Albert Einstein qui, en 1916, leva le mystère du mouvement de Mercure.
Des recherches ont révélé que l'excentricité de l'orbite de Mercure variait chaotiquement de 0 (orbite circulaire) à une valeur très importante de 0,45 sur plusieurs millions d'années. [Nature, 24 juin 2004] C'est ce qui pourrait expliquer la résonance 3:2 de Mercure (plutôt que 1:1), car on s'attend plutôt à rencontrer cet état pendant une période où l'orbite a une forte excentricité.