Neptune est la huitième planète du système solaire et la plus
lointaine des géantes.
Elle a été découverte indépendamment par l'astronome allemand
Johan Galle (le 23 septembre 1846), et par les astronomes Urbain
Le Verrier et John Couch Adams qui avaient prévu par calcul la région
de l'espace où on pourrait la trouver.
Son nom vient du dieu romain des océans, Neptune.
Neptune n'est pas visible à l'œil nu et apparaît comme un disque
bleu-vert à l'aide d'un télescope.
Du fait de l'orbite excentrique de
Pluton, Neptune est parfois la planète la plus lointaine du
Soleil.
Neptune n'est pas visible à l'œil nu et comme
Uranus, elle n'a été découverte qu'après l'invention du télescope.
Pourtant, cette découverte se démarque de celle des autres planètes
: elle a été faite uniquement par le calcul à partir de la trajectoire
et des caractéristiques d'Uranus.
Le télescope ne servira qu'à la confirmation de la découverte !
Plusieurs astronomes ont manqué de faire la découverte par les
moyens traditionnels (observation au télescope). Les dessins astronomiques
de Galilée montrent qu'il a observé Neptune le 28 décembre 1613
alors qu'il regardait
Jupiter. La planète est alors répertoriée comme une simple étoile
de magnitude 8. Il la remarque de nouveau dans le ciel un mois plus
tard et constate même qu'elle a bougée par rapport à une étoile
voisine sur la voûte céleste. Ce ne peut donc être une étoile, mais
Galilée ne tire aucune conclusion et n'en reparlera pas par la suite.
Comme il pensait qu'il s'agissait d'une étoile, il ne peut être
crédité de sa découverte.
Neptune est également observée par Joseph Jérôme de Lalande le
10 mai 1795 et par John Herschel, fils de William Herschel (découverte
d'Uranus),
sans rien noter de particulier. La planète semblant échapper aux
astronomes, la découverte reviendra à deux mathématiciens.
En 1821, l'astronome français Alexis Bouvard publia des tables
prédisant l'orbite d'Uranus.
Des observations ultérieures révélèrent que l'orbite de cette planète
s'écartait significativement de ces tables, un décalage inquiétant
de quatre minutes d'arc !
Étudiant à Cambridge, John Couch Adams propose en juillet 1841
l'hypothèse de la présence d'une autre planète encore inconnue qui
affecterait les mouvements d'Uranus
et entreprend de se pencher sur le problème une fois qu'il aurait
fini ses études, soit deux ans plus tard. Pour commencer ses recherches,
il lui manquait quelques caractéristiques sur l'hypothétique nouvelle
planète, simplifiant les équations. Il palliera se manque en estimant
sa distance par rapport au
Soleil à l'aide de la loi de Titius-Bode. Il termine ses travaux
deux ans plus tard en ayant déterminé la position de Neptune avec
une erreur de moins de deux degrés ! Il ne lui manquait plus qu'à
les confirmer par observation. Se tournant vers James Challis, directeur
de l'observatoire de Cambridge, celui-ci le renvoit à l'astronome
royal anglais Sir George Airy. Cependant, Airy ne partage pas les
opinions d'Adams quant à une nouvelle planète au-delà de l'orbite
d'Uranus
et préfère l'hypothèse de la perte de validité de la loi de gravitation
plus l'on s'éloigne du
Soleil. Après lecture de ses travaux, Airy lui pose quelques
questions, complètement en décalage avec les calculs d'Adams et
portant plus sur sa théorie sur la loi de gravitation. Voyant le
désintérêt d'Airy (qui semblait déjà auparavant vouloir l'éviter
!) pour ses travaux, Adams ne désire pas faire suite à ce courrier.
Une tension va s'installer dans les rapports entre les deux hommes
et Adams abandonne le sujet.
Au même moment en France, François Arago, directeur de l'observatoire
de Paris, encourage le mathématicien spécialisé en mécanique céleste,
Urbain Le Verrier, à déterminer les caractéristiques de cette huitième
planète dont l'influence gravitationnelle se faisait sentir sur
la trajectoire d'Uranus.
Le Verrier commence ses travaux en 1844, ignorant totalement ceux
d'Adams, et sort une première publication l'année suivante dans
les Comptes rendus de l'Académie des sciences de Paris, puis une
seconde en juin 1846.
Airy, remarquant les travaux de l'astronome français, fait le
parallèle avec ceux d'Adams et entre en contact avec Le Verrier.
Celui-ci lui demande à son tour d'effectuer les recherches de la
planète à l'aide des calculs qu'il vient de publier, mais Airy refuse.
Finalement, sous la pression des autres astronomes de l'observatoire
de Greenwich, Airy demande à Challis d'entreprendre la recherche
de l'astre au télescope. Adams, informé par le directeur de Cambridge,
fournit de nouvelles coordonnées à Challis en précisant que l'objet
serait de magnitude 9, mais Challis préfère observer une large portion
du ciel et jusqu'à magnitude 11.
Le Verrier communique ses résultats définitifs à l'Académie des
sciences le 31 août 1846. Devant le peu d'enthousiasme des astronomes
français, il décide de faire alors appel à une de ses connaissances
: l'astronome prussien Johann Gottfried Galle de l'observatoire
de Berlin. Galle reçoit la position de Neptune par courrier le 23
septembre 1846. Le soir même, il pointe son télescope de 23cm vers
l'endroit indiqué et observe la nouvelle planète à moins d'un degré
de l'emplacement calculé. Après vérification de l'absence de l'astre
sur une carte stellaire récente, la découverte est confirmée.
Face à la nouvelle, la déception est grande outre-Manche. Challis
apprend la découverte en lisant le Times. En revoyant ses notes,
il découvre même qu'il avait observé Neptune plusieurs fois depuis
le 30 juillet ! Une vive polémique s'ensuit jusque dans la presse.
Les Anglais ressortent les papiers d'Adams s'écriant que la découverte
leur revient. De leur côté, les français réfutent en rappelant que
seule une publication officielle ne peut valider la découverte,
et refusent de pied ferme que le nom d'Adams figure à côté de celui
de Le Verrier dans les livres d'histoire.
Avec une période orbitale de presque 165 ans, Neptune ne retournera
au point où Galle l'a observée qu'en 2011. 25 août 1989.
Présentation de la planète Neptune
Neptune est la huitième planète du système solaire et la plus lointaine des géantes.
Elle a été découverte indépendamment par l'astronome allemand Johan Galle (le 23 septembre 1846), et par les astronomes Urbain Le Verrier et John Couch Adams qui avaient prévu par calcul la région de l'espace où on pourrait la trouver.
Son nom vient du dieu romain des océans, Neptune.
Neptune n'est pas visible à l'œil nu et apparaît comme un disque bleu-vert à l'aide d'un télescope.
Du fait de l'orbite excentrique de Pluton, Neptune est parfois la planète la plus lointaine du Soleil.
Histoire de Neptune
Neptune n'est pas visible à l'œil nu et comme Uranus, elle n'a été découverte qu'après l'invention du télescope. Pourtant, cette découverte se démarque de celle des autres planètes : elle a été faite uniquement par le calcul à partir de la trajectoire et des caractéristiques d'Uranus. Le télescope ne servira qu'à la confirmation de la découverte !
Plusieurs astronomes ont manqué de faire la découverte par les moyens traditionnels (observation au télescope). Les dessins astronomiques de Galilée montrent qu'il a observé Neptune le 28 décembre 1613 alors qu'il regardait Jupiter. La planète est alors répertoriée comme une simple étoile de magnitude 8. Il la remarque de nouveau dans le ciel un mois plus tard et constate même qu'elle a bougée par rapport à une étoile voisine sur la voûte céleste. Ce ne peut donc être une étoile, mais Galilée ne tire aucune conclusion et n'en reparlera pas par la suite. Comme il pensait qu'il s'agissait d'une étoile, il ne peut être crédité de sa découverte.
Neptune est également observée par Joseph Jérôme de Lalande le 10 mai 1795 et par John Herschel, fils de William Herschel (découverte d'Uranus), sans rien noter de particulier. La planète semblant échapper aux astronomes, la découverte reviendra à deux mathématiciens.
En 1821, l'astronome français Alexis Bouvard publia des tables prédisant l'orbite d'Uranus. Des observations ultérieures révélèrent que l'orbite de cette planète s'écartait significativement de ces tables, un décalage inquiétant de quatre minutes d'arc !
Étudiant à Cambridge, John Couch Adams propose en juillet 1841 l'hypothèse de la présence d'une autre planète encore inconnue qui affecterait les mouvements d'Uranus et entreprend de se pencher sur le problème une fois qu'il aurait fini ses études, soit deux ans plus tard. Pour commencer ses recherches, il lui manquait quelques caractéristiques sur l'hypothétique nouvelle planète, simplifiant les équations. Il palliera se manque en estimant sa distance par rapport au Soleil à l'aide de la loi de Titius-Bode. Il termine ses travaux deux ans plus tard en ayant déterminé la position de Neptune avec une erreur de moins de deux degrés ! Il ne lui manquait plus qu'à les confirmer par observation. Se tournant vers James Challis, directeur de l'observatoire de Cambridge, celui-ci le renvoit à l'astronome royal anglais Sir George Airy. Cependant, Airy ne partage pas les opinions d'Adams quant à une nouvelle planète au-delà de l'orbite d'Uranus et préfère l'hypothèse de la perte de validité de la loi de gravitation plus l'on s'éloigne du Soleil. Après lecture de ses travaux, Airy lui pose quelques questions, complètement en décalage avec les calculs d'Adams et portant plus sur sa théorie sur la loi de gravitation. Voyant le désintérêt d'Airy (qui semblait déjà auparavant vouloir l'éviter !) pour ses travaux, Adams ne désire pas faire suite à ce courrier. Une tension va s'installer dans les rapports entre les deux hommes et Adams abandonne le sujet.
Au même moment en France, François Arago, directeur de l'observatoire de Paris, encourage le mathématicien spécialisé en mécanique céleste, Urbain Le Verrier, à déterminer les caractéristiques de cette huitième planète dont l'influence gravitationnelle se faisait sentir sur la trajectoire d'Uranus. Le Verrier commence ses travaux en 1844, ignorant totalement ceux d'Adams, et sort une première publication l'année suivante dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences de Paris, puis une seconde en juin 1846.
Airy, remarquant les travaux de l'astronome français, fait le parallèle avec ceux d'Adams et entre en contact avec Le Verrier. Celui-ci lui demande à son tour d'effectuer les recherches de la planète à l'aide des calculs qu'il vient de publier, mais Airy refuse. Finalement, sous la pression des autres astronomes de l'observatoire de Greenwich, Airy demande à Challis d'entreprendre la recherche de l'astre au télescope. Adams, informé par le directeur de Cambridge, fournit de nouvelles coordonnées à Challis en précisant que l'objet serait de magnitude 9, mais Challis préfère observer une large portion du ciel et jusqu'à magnitude 11.
Le Verrier communique ses résultats définitifs à l'Académie des sciences le 31 août 1846. Devant le peu d'enthousiasme des astronomes français, il décide de faire alors appel à une de ses connaissances : l'astronome prussien Johann Gottfried Galle de l'observatoire de Berlin. Galle reçoit la position de Neptune par courrier le 23 septembre 1846. Le soir même, il pointe son télescope de 23cm vers l'endroit indiqué et observe la nouvelle planète à moins d'un degré de l'emplacement calculé. Après vérification de l'absence de l'astre sur une carte stellaire récente, la découverte est confirmée.
Face à la nouvelle, la déception est grande outre-Manche. Challis apprend la découverte en lisant le Times. En revoyant ses notes, il découvre même qu'il avait observé Neptune plusieurs fois depuis le 30 juillet ! Une vive polémique s'ensuit jusque dans la presse. Les Anglais ressortent les papiers d'Adams s'écriant que la découverte leur revient. De leur côté, les français réfutent en rappelant que seule une publication officielle ne peut valider la découverte, et refusent de pied ferme que le nom d'Adams figure à côté de celui de Le Verrier dans les livres d'histoire.
Avec une période orbitale de presque 165 ans, Neptune ne retournera au point où Galle l'a observée qu'en 2011. 25 août 1989.